Norah DEFAMIE

équipe Implications Physiologiques et Physiopathologiques des Connexines (I2PC)

Maître de Conférences des Universités

CV Norah Defamie

Contact:

Mail: norah.defamie@univ-poitiers.fr 

Tel. 33 (0) 5 49 45 39 75

Fax. 33 (0) 5 49 45 40 14

 

Activités de Recherche:

Etude de l’implication de la Cx43 dans le processus invasif des cellules de gliome

Le modèle cellulaire principal que nous utilisons pour cette approche est celui de cellules de glioblastome humain (cellules U251) capables d’exprimer une Cx43 endogène. Afin d’estimer les effets de la Cx43 sur les propriétés de migration et d’invasion de ces cellules, nous en avons diminué, de 25 à 75% selon les clones, le niveau d’expression par transduction lentivirale de sh-RNA. La caractérisation des clones obtenus a permis de confirmer la corrélation existant entre le niveau d’expression de la Cx43 et la capacité d’invasion in vitro (chambres de Boyden) et ex vivo (coupes de cerveau de souris). D’autre part, l’analyse précise des cellules suggérait que l’implication de la Cx43 dépend de la mise en place de domaines membranaires particuliers que sont les radeaux lipidiques (lipid raft) dans lesquels celle-ci est concentrée. Cette observation nous paraît d’autant plus importante que les structures membranaires impliquées dans l’invasion, tels que les invadopodes, possèdent des propriétés biochimiques semblables à celles des radeaux lipidiques. En effet, les domaines riches en cholestérol, comme les radeaux lipidiques, sont des sites où des cascades de signalisation peuvent s’établir et organiser le remodelage local de l’actine nécessaire à la formation des invadopodes et à leur activité protéolytique responsable de l’invasion.

Nos cellules de glioblastomes humains U251 ont la capacité de former ces structures particulières que sont les invadopodes, nous étudions l’implication de la Cx43 dans la formation, maturation et la fonction de ces protrusions ventrales membranaires ; par l’identification des partenaires de la Cx43 impliqués dans la formation des invadopodes, par l’étude de l’activité « hémicanal » de la Cx43 dans ce processus, et, enfin, par l’analyse du rôle du microenvironnement cellulaire sur la formation de ces structures.

 

Analyse de l’exposition au Bisphénol A et ses composés chlorés sur le développement du cerveau. Implication de la Connexine43.

Les expositions à de faibles doses de polluants nécessitent plusieurs années avant que celles-ci n’induisent des effets physiopathologiques. A titre préventif, il est donc important d’identifier de tels polluants, leur impact sur l’organisme, leurs cibles organiques ainsi que leurs effets moléculaires. Parmi ceux-ci figurent les perturbateurs endocriniens comme le Bisphénol A (BPA) dont l’abondance et la toxicité représentent un problème de santé publique rendu plus complexe par la formation de dérivés dont la nocivité est peu connue. Une cause de formation de ces sous-produits provient du traitement par le chlore de l’eau de boisson qui induit la présence de dérivés chlorés du BPA présent en tant que polluant. L’accumulation du BPA et de ses dérivés ayant été démontrée dans les tissus humains, il est important de comprendre quelles en sont les conséquences sanitaires. En particulier, il convient d’estimer si le BPA et ses dérivés chlorés possèdent des effets toxiques et cancérigènes différents selon qu’ils soient présents isolés ou mélangés. Par conséquent, une question majeure consiste à évaluer les effets de l’exposition prolongée du BPA et de ses dérivés sur l’organisme. Si le BPA est connu en tant que perturbateur endocrinien, quelques données suggèrent qu’il agirait sur le système nerveux central, et en particulier, sur la communication intercellulaire par jonctions gap (communication jonctionnelle). Cette communication jonctionnelle (GJIC) est très sensible aux xénobiotiques ou aux cancérigènes non mutagènes, et son inhibition par de telles substances est une étape précoce de la progression tumorale. Il nous paraît donc important d’évaluer si la communication jonctionnelle est une cible du BPA et de ses dérivés dont l’inhibition pourrait expliquer certains des effets observés chez l’animal. De plus, il est également important d’estimer si ces effets dépendent du niveau de communication jonctionnelle et donc de celui de l’expression des protéines structurales des jonctions gap (connexines) des tissus ciblés par le BPA. En conséquence, nous étudions les effets cancérigènes d’une exposition prolongée de souris gravides au BPA et à ses dérivés chlorés (séparément ou mélangés). Ces expositions sont réalisées à faibles doses (similaires à celles détectées dans l’eau de boisson) pendant la gestation et la lactation des souris exprimant différents niveaux de connexines. Puisque les jonctions gap du type cellulaire le plus répandu dans le cerveau (astrocytes) sont constituées de connexine 43 (Cx43), les souris utilisées dans cette étude sont hétérozygotes ou non pour l’allèle codant pour cette protéine. Les effets de telles expositions sont étudiés sur le développement postnatal des souris.

Activités d’enseignement:

  • Maître de conférences en Physiologie Animale (section CNU 66A)
  • Responsable des UE Licence Science de la Vie : Physiologie Animale Intégrée et Physiologie Animale Renforcée.
  • Enseignant référent depuis 2008
  • Responsable des TP de la section Physiologie Animale.

 

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